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David Cosandey
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| Une critique du Secret de l'Occident par Yves-Marie Laulan, publiée en mars 2001 dans Introduction à une géopolitique des populations, la revue trimestrielle de l'Institut de Géopolitique des Populations (numéro 4, 1er trimestre 2001, p.201). Saisi avril 01. Les liens hypertexte dans le texte conduisent à mes réactions et commentaires. |
Le Secret de l'Occident
David Cosandey, Arléa, 1997
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Il s'agit manifestement là d'un ouvrage tout à fait exceptionnel, comme il ne s'en publie qu'un ou deux par siècle. L'auteur, un jeune Suisse, s'est donné pour ambition une tâche herculéenne, sur laquelle nombre d'auteurs parmi les plus illustres se sont cassé les dents. Démontrer pourquoi l'Occident, à partir du XVIe siècle, a réussi là où tant d'anciennes et remarquables civilisations, la Chine naturellement, l'Inde bien-sûr, mais aussi l'Islam ont échoué. Ils n'ont pas réussi à développer une culture industrielle et technique, celle qui a donné naissance au monde moderne.
Son explication, qui emprunte, en partie, à nombre d'analyses antérieures, tient en deux facteurs principaux: la division politique stable en Europe, qui, seule, a pu autoriser l'épanouissement de l'innovation technique, et, d'autre part, le découpage des rivages européens qui permet l'interpénétration des arts, de la culture, de l'invention créatrice (*). On peut, certes, discuter du bien-fondé de la démonstration que d'aucuns trouveront, peut-être, un peu réductrice. Mais on ne peut nier la prodigieuse, l'étourdissante érudition de l'auteur qui a tout lu, tout compris, tout assimilé de ce qui avait été écrit sur le sujet avant lui. Un livre, donc, à ne pas manquer. Et qui n'a eu, évidemment, aucun succès de librairie (*). Notre époque, on le sait bien, est celle des Béotiens.
Yves-Marie LAULAN
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